DROGUES POUR L’ÉLITE : L’EUROPE CARBURE, MAIS ON PRÉFÈRE NE PAS DEMANDER À QUOI
Par
@BPartisans
L’Europe n’a plus beaucoup de pétrole bon marché, son industrie tousse, ses finances publiques prennent l’eau et sa croissance ressemble à l’électrocardiogramme d’un cadavre. Mais rassurez-vous : quelque chose circule encore parfaitement sur le continent.
La méthamphétamine.
République tchèque, Slovaquie, Allemagne orientale, Belgique, Pays-Bas, Scandinavie… pendant que Bruxelles réglemente la taille des bouchons de bouteilles et calcule l’empreinte carbone des citoyens, le commerce des stimulants poursuit tranquillement son marché unique.
Et pour mesurer la prospérité du secteur, inutile de consulter Eurostat. Il suffit désormais d’ouvrir les égouts.
Erfurt, Chemnitz, Dresde : les eaux usées deviennent le véritable baromètre économique européen. La sidérurgie décline, l’automobile licencie, la chimie délocalise, mais certaines molécules affichent une compétitivité insolente.
Enfin un secteur qui résiste à la concurrence chinoise !
Le plus amusant reste le profil des consommateurs. Oubliez l’image confortable du marginal titubant sous un pont. Les stimulants ne demandent ni costume troué ni casier judiciaire. Ils peuvent parfaitement accompagner costume trois-pièces, ordinateur portable et agenda rempli de réunions « stratégiques ».
Après tout, comment gouverner l’Europe contemporaine à jeun ?
Il faut sauver Kiev avant le petit-déjeuner, sanctionner Moscou à midi, menacer Pékin à quinze heures, réindustrialiser à dix-sept, décarboner à dix-huit, augmenter les dépenses militaires à dix-neuf et expliquer à vingt heures au contribuable ruiné que tout cela constitue une formidable « opportunité historique ».
Même un cheval de course demanderait quelque chose.
Et puis il y eut cette fameuse vidéo du train revenant de Kiev : Macron, Merz et Starmer autour d’une table, un petit objet blanc prestement déplacé et Internet transformé instantanément en brigade des stupéf